Au ras du sol
Projet 52 semaines: Au ras du sol


Photo prise pour son effet filtre naturel
*******
La Grenouille
Une grenouille
Qui fait surface,
Ça crie, ça grouille
Et ça agace.
Ça se barbouille,
Ça se prélasse,
Ça tripatouille
Dans la mélasse.
Puis ça rêvasse
Et ça coasse
Comme une contrebasse
Qui a la corde lasse.
Mais pour un héron à échasses,
Une grenouille grêle ou grasse
Qui se brochette ou se picore,
Ce n'est qu'un sandwich à ressorts.
Pierre Coran
poète et romancier belge
" Tout nuage n'enfante pas une tempête"
William Shakespeare (1564-1616)
********
Les lignes contribuent à créer une atmosphère et harmonisent l'ensemble de notre photo.
La ligne courbe crée un mouvement.
Elle apporte à la photo douceur, calme, élégance et fluidité
Photo prise pour un exercice sur le groupe Gem-Photo
Projet 52 semaines: Une fenêtre

"Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça, pour le plaisir"
Le Petit Prince- Saint Exupery
Chapitre XXVI
« ........ Et quand tu seras consolé (on se console toujours)
tu seras content de m’avoir connu.
Tu seras toujours mon ami. Tu auras envie de rire avec moi.
Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça, pour le plaisir...
Et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel.
Alors tu leur diras : "Oui, les étoiles, ça me fait toujours rire ! "
Et ils te croiront fou. Je t’aurai joué un bien vilain tour... »
« Ce très bel chastel de Plaisance était fondé sur une roche d'émeraude, en laquelle il y avait veine de diamants neufs…..
et était le portail … fait de calcédoine et de pierre d'agate entaillée par losange ...
et pour plus proprement le donner à entendre,
le dit beau chastel était de façon telle comme celui de Saumur en Anjou qui est assis sur la rivière de Loire... ».
« Le Cœur d’Amour épris » (1457)
Le Roi René

Photos de Jordan Baderot
photographe professionnel équin et modèle
N'hésitez pas à visiter sa page facebook....un régal pour les yeux :)
Pour la voir, la revoir et l'aimer....
( faites-le savoir en cliquant sur "j'aime" lorsque vous serez sur sa page )
...Un petit aperçu de son talent, qui vous permettra en un tir un clic
d'atteindre les buts d'acceder à sa page

En Anjou, à la Possonnière, ce parc animalier accueille une centaine de kangourous en liberté

Araignée du matin : chagrin
pensait un bébé coccinelle
cherchant à libérer ses ailes.
Araignée du midi : souci
grognait un rat dans son chagrin
de voir un chat près de sa belle.
Araignée du soir : espoir
disait au briquet l’étincelle
mourant dans le vent du jardin.
Mais l’araignée dans sa nacelle
Prisonnière à vie de sa faim
Rêvait qu'elle était hirondelle.
Pierre BEARN (1902-2004)
Projet 52 semaines: Une photo ratée
Je pensais l'APN éteint ...et voilà le résultat...

... et voici la photo prise après

Sans bruit, sous le miroir des lacs profonds et calmes,
Le cygne chasse l'onde avec ses larges palmes,
Et glisse. Le duvet de ses flancs est pareil
A des neiges d'avril qui croulent au soleil ;
Mais, ferme et d'un blanc mat, vibrant sous le zéphire,
Sa grande aile l'entraîne ainsi qu'un lent navire.
Il dresse son beau col au-dessus des roseaux,
Le plonge, le promène allongé sur les eaux,
Le courbe gracieux comme un profil d'acanthe,
Et cache son bec noir dans sa gorge éclatante.
Tantôt le long des pins, séjour d'ombre et de paix,
Il serpente, et laissant les herbages épais
Traîner derrière lui comme une chevelure,
Il va d'une tardive et languissante allure ;
La grotte où le poète écoute ce qu'il sent,
Et la source qui pleure un éternel absent,
Lui plaisent : il y rôde ; une feuille de saule
En silence tombée effleure son épaule ;
Tantôt il pousse au large, et, loin du bois obscur,
Superbe, gouvernant du côté de l'azur,
Il choisit, pour fêter sa blancheur qu'il admire,
La place éblouissante où le soleil se mire.
Puis, quand les bords de l'eau ne se distinguent plus,
A l'heure où toute forme est un spectre confus,
Où l'horizon brunit, rayé d'un long trait rouge,
Alors que pas un jonc, pas un glaïeul ne bouge,
Que les rainettes font dans l'air serein leur bruit
Et que la luciole au clair de lune luit,
L'oiseau, dans le lac sombre, où sous lui se reflète
La splendeur d'une nuit lactée et violette,
Comme un vase d'argent parmi des diamants,
Dort, la tête sous l'aile, entre deux firmaments.
René-François SULLY PRUD'HOMME (1839-1907)